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Licences musicalesPasha Tseitlin · Septembre 2026

Musique “libre de droits” en publicité : que permet réellement la licence ?

L’expression « libre de droits » peut être trompeuse. Elle ne signifie généralement ni « sans droit d’auteur » ni « utilisable partout gratuitement ». Elle décrit le plus souvent un modèle de licence dont les conditions varient selon le fournisseur.

Ce n’est pas le domaine public

Une œuvre du domaine public et un titre de bibliothèque sous licence sont deux situations différentes. Le fournisseur conserve des droits ou un pouvoir de licence et définit les usages autorisés.

Vérifier explicitement la publicité

Un plan gratuit peut autoriser du contenu personnel mais exclure la publicité, le sponsored content ou le travail pour un client. Un bouton Download n’est pas une preuve de droit commercial.

Qui est le licencié ?

Si une agence télécharge le titre, la marque finale est-elle couverte ? La licence est-elle liée au compte, au projet ou à une chaîne spécifique ?

Médias, territoires et durée

Paid social, TV, radio, DOOH, retail, applications, cinéma ou événementiel ne sont pas toujours couverts de la même manière. Vérifiez aussi ce qui reste autorisé après la fin de l’abonnement.

Content ID et réclamations automatiques

Même un titre correctement licencié peut déclencher une réclamation automatisée. Le fournisseur doit expliquer comment lever le claim et prouver la licence.

Le compromis de l’exclusivité

La plupart des catalogues royalty-free sont non exclusifs. C’est acceptable pour une musique fonctionnelle ; c’est plus problématique si la marque veut construire un actif distinctif.

L’idée essentielle

« Royalty-free » est un modèle de licence, pas une permission universelle. Lisez la licence réelle et vérifiez qu’elle correspond à la vie réelle de la campagne.